Ok

Agir avec la Safer
La Safer en détail
Un portage foncier pour préparer la relève

Dominique Malherbe, jeune éleveur béarnais, vient de s’installer au sein de l’exploitation familiale grâce à un apport de 8 ha de terres portés par la Safer. Car le portage foncier permet aussi de soutenir les installations supplémentaires*. «Sans le portage foncier de la Safer, mon fils Dominique n’aurait pas pu s’installer dès maintenant dans l’EARL familiale, explique Jacques Malherbe. Il était prévu qu’il s’installe dans 5 ans, après mon départ à la retraite.»



Le jeune agriculteur de 24 ans a toujours eu le projet de reprendre l’exploitation de ses parents située sur la commune de Maslacq entre la plaine du Gave et les coteaux du Béarn. Et ce malgré le contexte difficile de la profession d’éleveur laitier. «Je suis tombé dedans quand j’étais petit !», s’amuse-t-il. L’opportunité du portage de 8 ha de terres a donc hâté son installation, et donne ainsi à la famille le temps d’anticiper et de préparer la succession. «Je travaillais déjà à mi-temps sur l’exploitation depuis 2009, explique le jeune éleveur. L’apport de ce foncier permettra de dégager un revenu suffisant pour supporter mon installation à plein-temps !»

«De plus, en différant l’investissement foncier, le portage me donne la possibilité d’investir en premier lieu dans la construction d’un bâtiment d’exploitation, précise Dominique Malherbe. Je n’aurai pas pu acheter les terres et construire le bâtiment en même temps». La construction de ce nouveau bâtiment, prévue pour le printemps prochain, permettra d’agrandir mais aussi de regrouper l’ensemble des bâtiments au même endroit. Car l’exploitation de 56 ha est aujourd’hui partagée en deux parties : les terres à maïs et les bâtiments de stockage dans la plaine, et le troupeau d’environ 60 vaches et génisses sur les coteaux, obligeant ainsi à d’incessants allers-retours entre les deux. «J’ai bien l’intention d’aller jusqu’au bout des 10 ans de portage, explique le jeune éleveur, pour me donner le temps de rembourser une bonne partie de l’emprunt contracté pour le bâtiment.»

La Safer a acheté, portera et mettra en location les 8 ha de terres au jeune agriculteur pendant au maximum une durée de 10 ans. La Région Aquitaine prendra en charge les frais de portage à hauteur de 3%. Les loyers payés tout au long du portage viendront en déduction du prix d’acquisition au moment de l’achat par le jeune. C’est un voisin de la famille, agriculteur double-actif, qui, prenant sa retraite, a souhaité vendre ses terres. «Pour l’anecdote, notre voisin a lu un article sur le portage dans Paroles de foncier, raconte Marie-Elisabeth Malherbe, la mère de Dominique. Il nous a appelé pour nous proposer de faire la démarche auprès de la Safer, et voilà, ça s’est fait comme ça !» Au total, sur les 10 ha mis en vente, la Safer a attribué 2 ha à deux agriculteurs du secteur, et les 8 ha restant, à Dominique Malherbe pour son installation. «Le vendeur souhaitait rester en bon terme avec l’ensemble de ses voisins, explique Claire Oxarango, la conseillère foncier de la Safer au Béarn, c’est aussi pour cela qu’il a sollicité les services de la Safer.»



A peine installé depuis le 1er juin 2013, le jeune éleveur a été confronté aux pires difficultés climatiques connues dans l’histoire de l’exploitation. Intempéries et crues n’ont pas ménagé les terres béarnaises et avec elles les exploitations agricoles ! «C’était impressionnant, raconte-t-il, le gave était au pied de l’autoroute Pau-Bayonne. Quelques unes de nos terres ont été inondées, et sur d’autres, nous avons eu des remontées d’eau.» Du jamais vu, aux dires de ses parents. Finalement, privilégiant l’ensilage à la vente de maïs sur quelques hectares supplémentaires, la famille d’éleveurs a pu maintenir son stock au niveau des années précédentes. L’alimentation du troupeau sera assurée. «Nous prévoyons même, dans le cadre de mon installation, d’augmenter un peu le cheptel de 36 à 40 vaches en production en moyenne sur l’année», précise le jeune agriculteur. «Même si nous avons réussi à éviter la catastrophe, conclut Marie-Elisabeth Malherbe, c’est après une année comme celle-la que nous apprécions vraiment le fait de transmettre le flambeau !»


* Installation supplémentaire : installation sur une exploitation familiale qui n’est pas de nature à assurer au nouvel installé des revenus suffisants et qui nécessite donc l’acquisition de foncier.

Article extrait de Paroles de Foncier N°6 - Novembre 2013
AGRICULTEURS


Vendeurs / Acquéreurs


Agriculteurs cédants


Jeunes agriculteurs
Vidéo - La Safer estime la valeur de votre propriété rurale : une expertise qui garantie la réussite d'une transmission

Vidéo - Dans les Landes, l'exemple de la transmission d'une exploitation porcine qui a nécessité une expertise particulière

Information